Dimanche. A 12h30, un taube venant de l’est et allant à l’ouest est violemment canonné. Un appareil de chasse français le poursuit. On entend le tic-tac et on voit les fumerolles de sa mitrailleuse. Les deux avions disparaissent dans le ciel.
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9 février 1917 : la guerre aérienne
Vendredi. A 11 heures, la ville est alarmée pour le passage d’un taube.
8 février 1917 : la guerre aérienne
Jeudi. A 8 heures, à 10h45 et à 11h30, des taubes sont canonnés dans le ciel montbéliardais.
A 11h15, un shrapnell perfore la cloche de l’usine à gaz.
7 février 1917 : la guerre aérienne
Mercredi. A 12h15; un taube survole la ville, se dirigeant vers Besançon. Il est canonné. L’alarme fut donnée à Besançon à 12h45.
Livre Montbéliard p. 224
29 janvier 1917 : la guerre aérienne
lundi. A 10 heures, un taube signalé par la sirène de l’usine Goguel se dirige vers Besançon qu’il survole vers 11 heures. Pris sous le feu des canons, il rebrousse chemin.
A 11h15, un albatros survole la ville et est canonné. Il repart dans la direction de l’Est.
Cet avion fut abattu à Dannemarie quelques minutes après. Les postes demi-fixes de défense contre avions n° 103 et 105 revendiquèrent l’honneur de l’avoir descendu. La souscription ouverte en ville en faveur des adroits canonniers fut partagée entre les deux postes.
26 janvier 1917 : la guerre aérienne
Vendredi. A 15h45, un avion de chasse français survole la ville.
10 décembre 1916 : la guerre aérienne
Dimanche. Le maire de Montbéliard avait demandé au ministère de l’intérieur, le 16 octobre, de bien vouloir examiner, de concert avec le ministère de la guerre si, pour protéger les Montbéliardais, une défense aérienne – ne fût-elle constituée que par une seule pièce – ne pourrait pas être étable très utilement sur le plateau de la Citadelle.
« non seulement par sa présence, écrivait-il, elle rassurerait notre population, mais encore elle remplirait certainement un rôle efficace pour repousser les attaques aériennes allemandes ayant pour objectif Besançon ».
Le 3 décembre, le ministre de l’intérieur répondait à la municipalité : « M. le général Roques (ministre de la guerre), m’informe que la batterie de 90 installée à la ferme des Buis, près de Valentigney, est destinée à protéger à la fois les usines de Valentigney et la ville de Montbéliard.
Les ressources limitées de l’armée en personnel et en matériel ne permettent pas d’affecter une nouvelle batterie à la défense de Montbéliard. En outre, une considération d’ordre purement technique s’oppose à la réalisation du désir de la municipalité ».
Il s’agissait du cône mort engendré au zénith de toute station contre avions et dans lequel le canon ne peut tirer : d’où la nécessité d’établir les batteries à trois kilomètres du point à protéger.
Les premiers motifs valaient mieux que le dernier pour faire rejeter la demande. Il eut été facile à la distance voulue d’installer la station anti-aérienne sollicitée. On verra du reste que plus tard nous obtînmes satisfaction (voir 6 octobre 1917).
25 novembre 1916 : la guerre aérienne
Samedi. Le même biplan revient à 15 heures, passe sur la ville puis se retire dans la pluie commençante et la brume qui envahit le ciel.
22 novembre 1916 : la guerre aérienne
Mardi. Un biplan français, bi-moteur, à 15 heures, survole la ville et exécute à deux reprises trois fois le looping the lop au-dessus de la place st-Martin.
Il reprend la direction de Belfort après avoir fait des signes d’amitié aux habitants.
13 octobre 1916 : la guerre aérienne
Vendredi. Depuis quelques jours de nombreux procès-verbaux sont dressés à des habitants pour ne pas dissimuler les lumières de leurs magasins ou de leurs appartements, en conformité de l’arrêté militaire, dont le colonel Louvot, commandant d’armes, exige rigoureusement l’application.
Dès la tombée de la nuit, tous les volets sont fermés. Dans les rues où quelques rares becs de gaz aux verres peints en bleu ont été rallumés pour donner la direction, les passants – comme dans le vieux Montbéliard – circulent avec des lanternes.