Archives par mot-clé : Guerre Aérienne

11 octobre 1916 : la guerre aérienne

Mercredi. Les journaux nous apprennent qu’à 21 heures, la veille, l’alarme a été donnée à Besançon. Une demi-heure plus tard, les canons de la défense se faisaient entendre. des avions ennemis ont jeté treize bombes, cinq sur la ville et huit dans la banlieue.

six personnes ont été blessées par les éclats de ces bombes, mais on croit que leurs blessures ne seront pas graves. Les dégâts matériels sont peu importants. Une torpille à ailettes est tombée sur les branches d’un arbre et n’a pas explosé.

 

Livre Montbéliard p. 222

10 octobre 1916 : la guerre aérienne

Mardi. A 21 heures, par un beau clair de lune, un avion allemand survole la ville, se dirigeant vers le sud-ouest. Il est canonné par la batterie des Buis.

Entre 21h30 et 22h15, cinq grosses détonations éclatent sur Belfort que les Allemands bombardent de nouveau avec leur pièce à longue portée.

A 22h25, l’avion repasse sur la ville.

Livre Montbéliard p. 222

6 septembre 1916 : la guerre aérienne

Mercredi. A 17h30, un ballonnet allemand de couleur jaune, poussé par le vent d’Est, vient s’accrocher à un arbre dans la propriété Berthier, à la Citadelle.

Il renfermait un stock de ces factums en date à Berlin du 26 juillet 1916, dont le texte a déjà été publié par la presse.

Dans cette proclamation « aux Français », les Allemands se plaignent de nos raids d’avions qui sont ordonnés, disent-ils, par notre Président Poincaré, « esclave de l’Angleterre ». C’est un plan anglais qu’il exécute. En suscitant des représailles, nos aviateurs cherchent chez nous « à attirer de nouveau la colère et la haine contre l’Allemagne ».

« L’Allemagne, est-il dit encore, fait la guerre aux armées françaises, elle ne la fait pas à la population civile, aux femmes et aux enfants… en cas de récidive, l’Allemagne se verrait obligée de prendre des mesures semblables à fins de se défendre. »

Les Boches sont bien honnêtes en nous menaçant de représailles. Comment expliquent-ils alors les onze cadavres de femmes et d’enfants massacrés par les bombes de leurs avions, à Lure (Hte-saône), le 6 juillet dernier, soit vingt jours avant la publication du factum qui nous menace ?

Leur hypocrisie est égale à leur cruauté.

Livre Montbéliard p. 221

1er septembre 1916 : la guerre aérienne

Vendredi. A 12h10, un Fokker de chasse survole la ville ; il est énergiquement canonné. rendu furieux par l’éclatement des obus qui l’encerclent, il envoie sur la ville une bordée de sa mitrailleuse. Deux balles sont retrouvées rue d’Héricourt ; des tuiles sont brisées rue des bannots.

Michel-Etienne Mauveaux qui va donner l’alarme avec son tambour, a la main frôlée par un éclat d’obus.

Livre Montbéliard p. 221

23 août 1916 : la guerre aérienne

Mercredi. A 10h40, un avion allemand apparaît à l’Est de la ville. La défense anti-aérienne des Buis interrompt son tir lorsqu’elle s’aperçoit que notre adversaire est poursuivi par un avion de chasse. Les deux appareils disparaissent dans les nuages au nord-est.

Livre Montbéliard p. 221

19 août 1916 : la guerre aérienne

Samedi. A 9h30, à l’occasion du marché, une alerte par tocsin, clairon et sirènes est donnée en ville. Il s’agissait d’habituer les vendeurs qui exposent leurs produits place St-Martin, à consentir à les abandonner, en cas d’apparition d’avions ennemis, pour se réfugier incontinent dans le temple.

Après explications et quelques discussions, au bout de cinq minutes, la place était vide : il ne restait que les bancs, étalages et corbeilles des vendeurs réfugiés dans le temple.

La berloque, un quart d’heure après, a repeuplé la place comme par enchantement. Chevaux, automobiles et voiturettes immobilisés sur la chaussée ont retrouvé leurs conducteurs ; et la vie s’est réveillée soudainement comme dans la Belle-au-Bois-Dormant…

Livre Montbéliard p. 220

16 août 1916 : la guerre aérienne

Mercredi. A 0h15, le taube est repassé sur la ville où il a essuyé deux coups de canons. Il venait de lancer sur Besançon qu’il avait survolé, vers 23h30, plusieurs bombes n’ayant causé que des dégâts matériels peu importants et un engin incendiaire tombé dans une vigne de la banlieue.

Dans la nuit de mardi à mercredi, des avions, entre 20 heures et minuit, sont venus également bombarder Belfort. Peu de dégâts, aucune perte de vie humaine.

Livre Montbéliard p. 220