Archives par mot-clé : Guerre Aérienne

21 juin 1916 : la guerre aérienne

Mercredi. A 14h50, un fokker survole la ville. Canonné par les forts, notamment par la batterie de la ferme des Buis, il retourne à l’ouest de la ville et file dans la direction de l’Alsace.

C’est ce même avion qui a survolé la Suisse à environ 2.000 mètres d’altitude et essuyé le feu des postes helvétiques.

Livre Montbéliard p. 218

28 avril 1916 : la guerre aérienne

vendredi. A 5 heures un aviatik venant de l’est s’est approché de la ville. Il est canonné, et un avion français lui donne la chasse.

A 7h45, un nouvel oiseau boche – peut-être le même- réapparaît dans le ciel montbéliardais. Il reçoit, pendant vingt-cinq minutes, environ cent coups de canon, puis disparaît à l’est.

Un gros éclat d’obus a frappé le toit du bâtiment des Halles. Un obus qui n’a explosé qu’en touchant le sol, est tombé à Sochaux près de la maison Beck.

Lors de la première alerte, le clairon n’a sonné qu’au milieu de la canonnade. Les Montbéliardais réveillés se sont empressés de descendre dans les rues. Ce n’est pas précisément le but que l’Autorité militaire poursuivait…

Voici en quel jargon, dans le Petit Comtois du 29, nous réussissions à parler des taubes de la veille. « Les Cigognes. – Vendredi à 5 heures, une cigogne d’une espèce assez répandue depuis quelques temps dans nos parages (la ciconia crucinigra (*) de notre Cuvier), s’est approchée des tours du château. De mauvais gamins – cet âge est sans pitié – l’ont bombardée à coups de pierres. A 8 heures, le pauvre oiseau essaya vainement de se rapprocher une seconde fois du château, car nos gamins ont renouvelé leur jeu.

Les Montbéliardais, par cette belle matinée de printemps, s’étaient répandus à travers champs à travers champs et suivaient avec intérêt les péripéties de cette petite guerre.

(*) On sait que les avions allemands portent Deux croix noires sous les ailes.

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Comme il est dit dans le livre de Montbéliard, on retrouve bien l’article dans le Petit Comtois relatant le passage de l’avion, écrit dans un style visant à contourner la censure, tout en bas de la 2ème colonne et se prolonge au début de la 3ème.

Le Petit Comtois du 29 avril 1916

Livre Montbéliard p. 217

 

11 avril 1916 : la guerre aérienne

Mardi. A 11 heures, un fokker fait son apparition sur la ville se dirigeant vers l’ouest. Pris sous le feu des auto-canons, il rebrousse chemin et disparaît à l’est.

Pour la première fois, les clairons ont sonné l’alarme. Des débris de shrapnells sont recueillis près de la gare des marchandises et avenue de la Prairie.

Rue du Collège, une vitre du café Plançon a été brisée par un éclat d’obus.

Livre Montbéliard p. 216

5 avril 1916 : la guerre aérienne

Mercredi. Dans le Petit Comtois du 5 avril 1916 la note qui signalait le passage de l’avion ennemi, est caviardée.

A 10 heures, six auto-canons passent devant l’hôtel de ville et vont prendre position sur les hauteurs.
Livre Montbéliard p. 215

Comme cela est indiqué dans le livre de Montbéliard, l'édition du Petit Comtois du mercredi 5 avril 1916 a bien été caviardée à la rubrique "Montbéliard" en page 3 colonne de gauche.
Comme cela est indiqué dans le livre de Montbéliard, l’édition du Petit Comtois du mercredi 5 avril 1916 a bien été caviardée à la rubrique « Montbéliard » en page 3 colonne de gauche. On voit bien l’espace laissé blanc

 

4 avril 1916 : la guerre aérienne

Mardi. Un fokker passe au nord-ouest de la ville à 10h10. Canonné par les auto-canons des troupes cantonnées autour de Montbéliard, il reprend la direction du sud-est.

Les fumerolles qui l’entourent de très près, nous ont donné un moment l’espoir de le voir abattre. Beaucoup d’éclats d’obus ont été retrouvés à la Citadelle.

A 19h30, exercice des projecteurs installés sur les terrasses du Château et les sommets avoisinant de la ville.

Livre Montbéliard p. 215

10 mars 1916 : la guerre aérienne

Vendredi. A 11h10, un aéro complètement blanc a fait son apparition à l’Est de la ville, puis a disparu du côté de Delle.

Il a été revu à 11h45 à l’Est de notre ville. On dit qu’un taube a jeté des bombes avant midi à l’Isle-sur-Doubs.

Le même jour, à 10 heures, l’alarme était donnée à Besançon. Un avion tout blanc passa sur la ville à une hauteur d’environ mille mètres.

Livre Montbéliard p. 215