Archives de catégorie : Montbéliard à travers la Grande Guerre

La météo en 1916 – Octobre

Température surpassant légèrement la normale ; chaleur irrégulièrement répartie et amoindrie par l’humidité. Vents faibles, orientés le plus souvent vers l’ouest.

Première quinzaine douce et relativement sèche ; dans la deuxième, la température s’abaisse du 15 au 20 ; gelées les 21, 22 et 23, puis les moyennes diurnes se relèvent et dépassent la normale en fin de mois. Les premiers flocons de neige tombent à Montbéliard le 20 à midi.

Pluie : 124 m/m à Montbéliard.

Livre Montbéliard p. 77

6 septembre 1916 : la guerre aérienne

Mercredi. A 17h30, un ballonnet allemand de couleur jaune, poussé par le vent d’Est, vient s’accrocher à un arbre dans la propriété Berthier, à la Citadelle.

Il renfermait un stock de ces factums en date à Berlin du 26 juillet 1916, dont le texte a déjà été publié par la presse.

Dans cette proclamation « aux Français », les Allemands se plaignent de nos raids d’avions qui sont ordonnés, disent-ils, par notre Président Poincaré, « esclave de l’Angleterre ». C’est un plan anglais qu’il exécute. En suscitant des représailles, nos aviateurs cherchent chez nous « à attirer de nouveau la colère et la haine contre l’Allemagne ».

« L’Allemagne, est-il dit encore, fait la guerre aux armées françaises, elle ne la fait pas à la population civile, aux femmes et aux enfants… en cas de récidive, l’Allemagne se verrait obligée de prendre des mesures semblables à fins de se défendre. »

Les Boches sont bien honnêtes en nous menaçant de représailles. Comment expliquent-ils alors les onze cadavres de femmes et d’enfants massacrés par les bombes de leurs avions, à Lure (Hte-saône), le 6 juillet dernier, soit vingt jours avant la publication du factum qui nous menace ?

Leur hypocrisie est égale à leur cruauté.

Livre Montbéliard p. 221

1er septembre 1916 : la guerre aérienne

Vendredi. A 12h10, un Fokker de chasse survole la ville ; il est énergiquement canonné. rendu furieux par l’éclatement des obus qui l’encerclent, il envoie sur la ville une bordée de sa mitrailleuse. Deux balles sont retrouvées rue d’Héricourt ; des tuiles sont brisées rue des bannots.

Michel-Etienne Mauveaux qui va donner l’alarme avec son tambour, a la main frôlée par un éclat d’obus.

Livre Montbéliard p. 221

La météo en 1916 – Septembre

Froid et humide. Vents faibles du S.-O. et du N.-E. Débute avec trois belles journées ; puis temps gris, froid et humide, sauf les 9 et 10, succède jusqu’au 21 ; belles journées d’été du 22 au 27, ensuite journées froides et très pluvieuses.

Pluie : 94 m/m à Montbéliard;

Précoces brouillard ; gelées blanches, 15 et 16

Livre Montbéliard p. 76

23 août 1916 : la guerre aérienne

Mercredi. A 10h40, un avion allemand apparaît à l’Est de la ville. La défense anti-aérienne des Buis interrompt son tir lorsqu’elle s’aperçoit que notre adversaire est poursuivi par un avion de chasse. Les deux appareils disparaissent dans les nuages au nord-est.

Livre Montbéliard p. 221

19 août 1916 : la guerre aérienne

Samedi. A 9h30, à l’occasion du marché, une alerte par tocsin, clairon et sirènes est donnée en ville. Il s’agissait d’habituer les vendeurs qui exposent leurs produits place St-Martin, à consentir à les abandonner, en cas d’apparition d’avions ennemis, pour se réfugier incontinent dans le temple.

Après explications et quelques discussions, au bout de cinq minutes, la place était vide : il ne restait que les bancs, étalages et corbeilles des vendeurs réfugiés dans le temple.

La berloque, un quart d’heure après, a repeuplé la place comme par enchantement. Chevaux, automobiles et voiturettes immobilisés sur la chaussée ont retrouvé leurs conducteurs ; et la vie s’est réveillée soudainement comme dans la Belle-au-Bois-Dormant…

Livre Montbéliard p. 220

16 août 1916 : la guerre aérienne

Mercredi. A 0h15, le taube est repassé sur la ville où il a essuyé deux coups de canons. Il venait de lancer sur Besançon qu’il avait survolé, vers 23h30, plusieurs bombes n’ayant causé que des dégâts matériels peu importants et un engin incendiaire tombé dans une vigne de la banlieue.

Dans la nuit de mardi à mercredi, des avions, entre 20 heures et minuit, sont venus également bombarder Belfort. Peu de dégâts, aucune perte de vie humaine.

Livre Montbéliard p. 220

15 août 1916 : la guerre aérienne

Mardi. A 15 heures, un taube invisible est canonné au sud-est. On aperçoit les fumeroles.

A 22 heures 30, un nouveau taube dont on entend le moteur mais qu’on n’aperçoit pas malgré le clair de lune, survole la ville, se dirigeant vers le sud-ouest. LA défense anti-aérienne des Buis le canonne avec ses 90.

La sirène n’a pu donner l’alarme qu’à 22h45. Le quartier de la Prairie a été prévenu à son de caisse par son petit tambourineur.

Livre Montbéliard p. 220