Jeudi. Un taube, à 12h30, survole Lure et lance trois bombes ; l’une tue cinq femmes, une jeune fille de 17 ans, cinq enfants de 2 à 15 ans et blesse deux femmes, un enfant et un soldat.
Archives de catégorie : Montbéliard à travers la Grande Guerre
La météo en 1916 – Juillet
Frais dans son ensemble. Vents partagés entre le S.-O. et le N.-E. Du 1er au 17, période froide, pluvieuse ; du 18 au 31, presque toutes les journées sont belles, température voisine de la normale.
Pluie : 154 m/m à Montbéliard.
21 juin 1916 : la guerre aérienne
Mercredi. A 14h50, un fokker survole la ville. Canonné par les forts, notamment par la batterie de la ferme des Buis, il retourne à l’ouest de la ville et file dans la direction de l’Alsace.
C’est ce même avion qui a survolé la Suisse à environ 2.000 mètres d’altitude et essuyé le feu des postes helvétiques.
La météo en 1916 – juin
Nuageux, pluvieux et très froid. Vents du S.-O. Pluie et abaissement de la température du 2 au 15. Le 12, la neige fait son apparition sur les sommets de la frontière franco-suisse. Le 14, on allume le poêle de la mairie où le thermomètre marque seulement + 12°. La pluie revient du 17 au 20. Belles journées du 21 au 23. Pluie du 24 au 29, belle journée le 30.
Pluie : 124 m/m à Montbéliard.
21 mai 1916 : la guerre aérienne
Dimanche. Un peu avant 11 heures, un fokker survole la ville. Il est canonné. Parvenu à l’ouest, il fait demi-tour, s’élève et fuit vers l’est.
La météo en 1916 – Mai
Plutôt beau et chaud sans excès. Vents partagés entre le S.-O. et le N.-E.
La période si belle de fin avril se poursuit jusqu’au 4 ; période orageuse-pluvieuse du 5 au 8 ; belles, mais fraiches journées, du 9 au 12 ; période humide du 13 au 16 ; splendides journées jusqu’au 24, puis période orageuse jusqu’au 29 ; le mois s’achève avec un léger relèvement de la température.
Pluie : 67 m/m à Montbéliard.
28 avril 1916 : la guerre aérienne
vendredi. A 5 heures un aviatik venant de l’est s’est approché de la ville. Il est canonné, et un avion français lui donne la chasse.
A 7h45, un nouvel oiseau boche – peut-être le même- réapparaît dans le ciel montbéliardais. Il reçoit, pendant vingt-cinq minutes, environ cent coups de canon, puis disparaît à l’est.
Un gros éclat d’obus a frappé le toit du bâtiment des Halles. Un obus qui n’a explosé qu’en touchant le sol, est tombé à Sochaux près de la maison Beck.
Lors de la première alerte, le clairon n’a sonné qu’au milieu de la canonnade. Les Montbéliardais réveillés se sont empressés de descendre dans les rues. Ce n’est pas précisément le but que l’Autorité militaire poursuivait…
Voici en quel jargon, dans le Petit Comtois du 29, nous réussissions à parler des taubes de la veille. « Les Cigognes. – Vendredi à 5 heures, une cigogne d’une espèce assez répandue depuis quelques temps dans nos parages (la ciconia crucinigra (*) de notre Cuvier), s’est approchée des tours du château. De mauvais gamins – cet âge est sans pitié – l’ont bombardée à coups de pierres. A 8 heures, le pauvre oiseau essaya vainement de se rapprocher une seconde fois du château, car nos gamins ont renouvelé leur jeu.
Les Montbéliardais, par cette belle matinée de printemps, s’étaient répandus à travers champs à travers champs et suivaient avec intérêt les péripéties de cette petite guerre.
(*) On sait que les avions allemands portent Deux croix noires sous les ailes.
![petit comtois 290416 [1600x1200]](https://i0.wp.com/centenaire.corylus.org/wp-content/uploads/2016/04/petit-comtois-290416-1600x1200-6.jpg?resize=474%2C656)
Le Petit Comtois du 29 avril 1916
26 avril 1916 : La Guerre Aérienne
Mercredi. A 8 heures, un taube s’avance au nord-est de la ville. Il est canonné.
12 avril 1916 : La Guerre Aérienne
Mercredi. La presse bisontine n’a plus le droit de parler des taubes. La Dépêche remplace les blancs par un dessin représentant un avion.
Les journaux Montbéliardais, au contraire, continuent de bénéficier des faveurs d’Anastasie. Le Pays de Montbéliard signale encore un avion dans son numéro du 6. Comme on s’en étonne auprès de M. le professeur Meunier, un des censeurs, ce dernier répond que ce n’est pas surprenant. C’est le crieur du journal qui – lorsqu’il le vend déjà dans la rue – lui apporte le numéro à censurer.
- on se moque de moi, fait le fin humoriste, mais je ne suis pas un ingrat…
A la demande du lieutenant-colonel du génie Chambeau, commandant d’armes, le maire, par un arrêté du même jour, prescrit les mesures à prendre, en cas d’alerte, par la population qui ne tient pas compte des recommandations précédentes.
Dorénavant, en cas de passage d’avion ennemi, un clairon exécutera la sonnerie de la retraite. Les habitants devront rentrer sans tarder dans les maisons dont les portes seront laissées ouvertes pour que les passants puissent entrer.
Les jours de marchés, les portes du temple Saint-Martin resteront également ouvertes. Partout, les passants sont tenus de chercher un abri dans les magasins, corridors et rez-de-chaussée des habitations.
11 avril 1916 : la guerre aérienne
Mardi. A 11 heures, un fokker fait son apparition sur la ville se dirigeant vers l’ouest. Pris sous le feu des auto-canons, il rebrousse chemin et disparaît à l’est.
Pour la première fois, les clairons ont sonné l’alarme. Des débris de shrapnells sont recueillis près de la gare des marchandises et avenue de la Prairie.
Rue du Collège, une vitre du café Plançon a été brisée par un éclat d’obus.