Archives de catégorie : Montbéliard à travers la Grande Guerre

5 avril 1916 : la guerre aérienne

Mercredi. Dans le Petit Comtois du 5 avril 1916 la note qui signalait le passage de l’avion ennemi, est caviardée.

A 10 heures, six auto-canons passent devant l’hôtel de ville et vont prendre position sur les hauteurs.
Livre Montbéliard p. 215

Comme cela est indiqué dans le livre de Montbéliard, l'édition du Petit Comtois du mercredi 5 avril 1916 a bien été caviardée à la rubrique "Montbéliard" en page 3 colonne de gauche.
Comme cela est indiqué dans le livre de Montbéliard, l’édition du Petit Comtois du mercredi 5 avril 1916 a bien été caviardée à la rubrique « Montbéliard » en page 3 colonne de gauche. On voit bien l’espace laissé blanc

 

4 avril 1916 : la guerre aérienne

Mardi. Un fokker passe au nord-ouest de la ville à 10h10. Canonné par les auto-canons des troupes cantonnées autour de Montbéliard, il reprend la direction du sud-est.

Les fumerolles qui l’entourent de très près, nous ont donné un moment l’espoir de le voir abattre. Beaucoup d’éclats d’obus ont été retrouvés à la Citadelle.

A 19h30, exercice des projecteurs installés sur les terrasses du Château et les sommets avoisinant de la ville.

Livre Montbéliard p. 215

La météo en 1916 – Avril

Beau début, puis période hivernale avec pluie froide et neige ; dernière semaine très douce. Vents du S.-O et du N.-E. Belles journées dans la première huitaine ; du 9 au 23, période de froid, de pluie et de neige ; du 2 au 30, journées printanières.

Pluie : 102 m/m à Montbéliard

Le froid humide de la deuxième décade provoque la coulure des fruits.

Le 15 la neige tombe comme en plein hiver. Avenue de la Prairie, la glace atteint 5 m/m d’épaisseur. Le 22, à 10 heures, orage accompagné de quatre coups de tonnerre. L’obscurité devient telle qu’on est obligé d’éclairer les magasins à l’électricité.

Livre Montbéliard p. 76

10 mars 1916 : la guerre aérienne

Vendredi. A 11h10, un aéro complètement blanc a fait son apparition à l’Est de la ville, puis a disparu du côté de Delle.

Il a été revu à 11h45 à l’Est de notre ville. On dit qu’un taube a jeté des bombes avant midi à l’Isle-sur-Doubs.

Le même jour, à 10 heures, l’alarme était donnée à Besançon. Un avion tout blanc passa sur la ville à une hauteur d’environ mille mètres.

Livre Montbéliard p. 215

La météo en 1916 – Mars

Première décade froide et neigeuse ; deuxième relativement belle et douce ; le mauvais temps réapparaît dans la troisième, mais finit par trois belles journées. Vents du S.-O.

Pluie : 96 m/m à Montbéliard

Le 1er mars, on ressent à Montbéliard, la secousse sismique observée à Besançon, à 20 h. 53 mn. 51 s.

 

Livre Montbéliard p. 76

29 février 1916 : la guerre aérienne

mardi 29 février. A 7h15 un taube passe au-dessus de la ville à une grande hauteur, se dirigeant vers l’ouest. Il est canonné par le Mont-Bart et le Vaudois et disparaît dans les nuages, en suivant la direction ce-dessus.

A 8h15, puis à 9h, trois coups de canon tirés de la Citadelle signalaient aux Bisontins l’approche d’un taube.

A 12h30 un avion inidentifié a repassé sur Montbéliard, se dirigeant vers le sud-est.

Livre Montbéliard p. 215

13 février 1916 : la guerre aérienne

dimanche 13 février. Vers 14h15, un avion boche aux ailes blanches et transparentes – un Fokker sans doute – passe à une assez faible altitude à l’Est de la ville.

Canonné, notamment par le Mont-Bart, il disparaît au sud-est dans les nuages où il avait cherché un refuge.

Une heure auparavant, on avait entendu le ronflement d’un moteur dans le ciel alors obscurci. Au bruit, on s’était rendu compte de la marche de l’appareil qui se dirigeait vers le sud-ouest.

Ce serait le même avion qui, après avoir suivi la voie ferrée jusqu’aux environs de Besançon, aurait été aperçu à Montbéliard, seulement à son retour.

Livre Montbéliard p. 214