8 juillet 1917 : carte postale envoyée du camp de prisonnier

« Schneidemühl, le 8 juillet 1917,

Ma chère Emilienne bien aimée, (cette c’est pour tes grands parents); Le 7 j’ai reçu ta lettre du 19 j et une carte de Mme V. du 15 ce qui ma fait plaisir de recevoir des nouvelles. Pour nous cela va bien pour le moment. Mme me dit envoyer un colis, tu lui feras savoir que j’ai reçu sa carte du 10 j. Je t’ai dit sur ma lettre du 1er ce qu’elle m’avit dit sur sa carte du 10 j. Je t’ai dit sur ma dernière lettre au sujet des colis quand tu sauras pouvoir mon envoyer tu m’y joindras du sucre coco. inutile d’envoyer avant que de être sûre car nous ne les receverons pas. Pour le moment cela est défendu provisoirement, peut-être pas pour toujours soit san inquiétude à ce sujet.

Je n’ai pas trouver les petites fleures de notre chère Raymonde. tu ne me dit pas le prix de ta génisse, je sais de qu’elle vache et nature elle sort, Aline m’a fait le détail à Maurice. je sais que le père Imbert à toujours de bonne nature, de bonne qualité en production. Je ferais réponse à Mme au 15j et à toi une lettre.

Bien le bonjour à tous,

Ton mari qui vous embrasse d’amitié et bien des fois

Rocher Georges »

6 juillet 1917 : La Guerre Aérienne

Samedi. Un taube à 4h10, vigoureusement canonné au sud-est, jette des bombes sur les Forges d’Audincourt : deux blessés, dont l’un, Louis Accard, succombe dans la matinée à l’hôpital, au moment où on lui amputait la seconde jambe.

hier soir, on avait invité par affiche les ouvriers de l’usine Peugeot, à Sochaux, à se répandre dans les prés en cas d’alerte.

Ils ont été alertés à 20h, puis ce matin, à 4h.

En juillet, d’autres taubes sont canonnés :

mercredi 11 à 18h15

jeudi 12 à 20h

vendredi 13 à 8h puis à 9h

samedi14 à 9h15, 10h40 et 12h30

dimanche 15 à 10h45

samedi 21 à 9h50

vendredi 27 à 13h30

 Livre Montbéliard p. 229

Centenaire 1914-1918 / 2014-2018

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