Chaud, beau, légèrement humide. Vents du S.-O. et du N.-E.
La température se refroidit du 9 au 20.
Belles journées chaudes du 21 au 27.
Chaud, beau, légèrement humide. Vents du S.-O. et du N.-E.
La température se refroidit du 9 au 20.
Belles journées chaudes du 21 au 27.
Mardi 15 avril. Un taube (1), vers 10h, survole la ville à une grande hauteur. Venu de la plaine de Sochaux, il contourne le fort du Mont Bart et disparaît par la vallée du Rupt, bombardé par les canons du fort.
(1) Suivant l’usage populaire, nous appellerons taube tout avion allemand dont le type est douteux.
Lundi 5 avril. Vers 17h, un biplan inidentifié venant du nord-est passe entre le fort de la Chaux et le ligne ferrée Dijon-Belfort. Il se dirige du côté de la Suisse et disparaît dans la brume.
On apprend le lendemain que cet appareil français, venu de Paris et croyant se trouver dans le Haut-Rhin ou dans la région montbéliardaise, a atterri, par erreur, à 18h45, tout près de Porrentruy.
Le caporal et le sergent aviateur ont été interrogés à l’hôtel de ville de Porrentruy, puis conduits à Berne.
Froid avec neige, pluie et tempêtes. Vents du N.-E. Le froid de fin mars se maintient les deux premiers jours puis, du 3 au 12, période de froid, pluie et neige. Accalmie du 13 au 21, suivie d’une période humide.
Du 26 au 30, temps chaud et ondées.
Crue du Doubs, les 7, 8 et 9.
Nos exploitations agricoles disposaient au moment des semailles de 24 travailleurs civils et de 39 chevaux. En avril, l’autorité militaire envoya pour les travaux du printemps la main-d’oeuvre nécessaire aux rares fermiers qui avaient demandé son concours.
A partir du 20 mars 1915, les permis de séjour durent être complétés par l’apposition, sur la pièce, de la photographie du titulaire, oblitérée au moyen d’un timbre humide.
Cette formalité venait d’être remplie quand, sur les ordres de la place de Belfort, la mairie fit une seconde fois rentrer tous les permis délivrés pour les soumettre à l’approbation du gouvernement militaire de Belfort. Des récépissés tenant lieu du titre furent remis aux intéressés.
Il fallut fournir des renseignements extrêmement précis sur chaque étranger et indiquer les causes militant en faveur de l’obtention pour lui du permis de séjour en notre ville. Le maire et le commissaire de police devaient donner un avis motivé distinct sur chaque nom.
Six cents permis de séjour furent adressés à Belfort en avril 1915. Les dossiers nous revinrent le 27 mai. Une centaine de permis étaient rejetés. Pour quelques-uns seulement, après un examen nouveau de l’affaire, le gouvernement militaire consentit à revenir sur sa décision.
Dorénavant, toutes les fois qu’un étranger se fit immatriculer ou vint faire viser à l’arrivée, sa feuille d’immatriculation délivrée par une autre commune, on lui établit un permis de séjour avec photographie qu’on soumit au visa du gouvernement de Belfort.
A partir du mois d’août 1915, les étrangers en possession d’un permis de séjour ratifié par l’Autorité militaire, ne purent plus quitter la ville sans un permis spécial délivré par le gouverneur de Belfort.
Certains abus de déplacement avaient été constatés, auxquels on voulait mettre fin. L’infraction à la décision ci-dessus avait une sanction. L’étranger courait le risque d’être évacué sur l’intérieur du pays.
Les sonneries de cloches interdites le 13 août 1914, furent réautorisées le 2 mars 1915. Les cloches des Halles et de l’hôtel de ville servirent à signaler l’approche des avions ennemis.
Le temple de St-Martin, dès août 1914, ayant été transformé en magasin d’approvisionnement, les services religieux eurent lieu désormais exclusivement dans le temple St-Georges.
Pendant le grave épidémie dite « de grippe », du 4ème trimestre de 1918, on interdit de porter les cercueils dans les églises.
La guerre n’introduit aucun changement dans l’exercice des différents cultes. Jusqu’à la fin de 1014, les assemblées religieuses paraissent avoir réuni plus de fidèles qu’en temps de paix. Le mouvement fléchit, s’enraya l’année suivante. Il semble bien que cette recrudescence de zèle ait été fonction des grandes angoisses des premiers mois de la guerre.
On observe une augmentation du nombre des enterrements civils. Ceux qui y recourent ne font souvent point partie de sociétés de libre pensée.
De nombreux services funèbres à la mémoire des soldats morts pour la patrie furent célébrés tant au temple St-Georges qu’à l’église St-Maimboeuf.
En 1915, le 9 septembre , M. Schwartz, grand rabbin de Bruxelles, parla au temple israélite, exhortant ses auditeurs à la patience et à la confiance, vertus qu’il avait prises pour sujet de sa conférence. Le 14 juillet 1918, le Rév. Dr Macfarland, venu des Etats-Unis d’Amérique, se fit entendre en anglais au temple St-Georges.
Un arrêté préfectoral du 9 juillet 1915 interdisait le port en public d’insignes aux couleurs nationales, s’ils étaient revêtus d’un emblème quelconque.
Des infractions en décembre, furent relevées contre des personnes qui plantaient sur leur poitrine un petit drapeau français dont le blanc était chargé d’un coeur sommé d’une croix avec cette devise : Coeur de Jésus, sauvez la France.
Les couleurs de la France appartiennent à tous les Français, sans distinction d’opinions, de partis ou de croyances. en y mettant un signe quelconque, nous les mêlerions à nos querelles, à nos disputes. Il faut qu’elles planent au-dessus.
Froid, pluvieux, neigeux. Vents du S.-O. et du N.-E. Le froid humide de fin février persiste tout le mois et s’accentue dans la deuxième quinzaine.
Coup de tonnerre, le 1er à 13h15
Chutes de neige les 27 et 28.
Un avis du maire du 18 février fait connaître aux habitants que l’éclairage public sera supprimé dès 21h.
On les invite à rendre invisibles de l’extérieur les lumières de leurs appartements, et, si des avions réapparaissaient, à demeurer chez eux pour éviter les accidents qui pourraient résulter non seulement du jet des bombes, mais aussi de l’éclatement des obus français.
Pour la première fois depuis les hostilités, des avions ennemis survolent la ville.
Vers 10h30, deux biplans allemands, type Aviatik, font leur apparition dans le ciel montbéliardais à une très grande hauteur.
Accueillis par les canons des forts, ils disparaissent du côté de l’Alsace. L’un d’eux, en s’éloignant, jette trois bombes qui font explosion entre le fort de la Chaux et l’Avenue Carnot, à cent mètres de cette avenue, dans un pré de la Vouaivre situé derrière les magasins à fourrages Grangier et dans lequel elles creusent de profondes excavations.
Aucun accident.
Froid avec pluie et neige. Vents du S.-O. Le froid persiste jusqu’au 5, s’atténue du 6 au 8, reparaît jusqu’au 12 ; la deuxième quinzaine, plus douce, finit avec le froid.